Col d'Allos (04) Altitude 2244 mètres

Arrivé la veille à Barcelonnette pour un séjour de deux semaines je partais sans tarder à l’assaut de mon premier col en vallée d’Ubaye, le col d’Allos.
L’après-midi est belle en ce dimanche de juillet, le temps n’est pas trop chaud car les orages de la semaine ont rafraîchi l’atmosphère. Je quitte donc tranquillement le village de vacances situé près de l’aérodrome. La traversée de Barcelonnette effectuée, j’arrive rapidement à la bifurcation d’avec le col de la Cayolle marquant le début de l’ascension après 7 km seulement. Je laisse sur la gauche la route de cet autre col que j’effectuerai un autre jour pour l’épingler à mon tableau de chasse mais pour l’instant je me concentre sur mon premier objectif , le col d’Allos.
Je pars doucement, la pente est assez raide et puis c’est le tout premier col, il s’agit de ne pas se griller. Le décor est sympa, je suis entouré de résineux, la route est large mais la prudence est de mise alors au bout de quelques centaines de mètres je mets le triple. Après quelques kilomètres arrive la bifurcation vers la station de ski de Pra-Loup, la route devient soudain beaucoup plus étroite et c’est tant mieux, j’adore ça !
Toujours dans les arbres et les rochers j’apprécie énormément le décor entre ombre et lumière. C’est ce que je confie à un cyclo doublé au sixième kilomètre. Un coup assis, un coup en danseuse, ça ne va pas mal du tout mais je me méfie car la route est encore longue jusqu’au sommet. La première partie du col est terminée, c’est dans ce secteur qu’un véhicule du tour de France avait basculé lors d’une étape remportée par Eddy Merck dans les années soixante dix.
La seconde partie abordée après une longue courbe à droite est beaucoup moins raide, elle n’est plus dans les arbres mais dans un espace bien dégagé. C’est le moment de souffler, j’en profite pour me ravitailler. La route est quasiment plate, je mets un peu de braquet. Plusieurs kilomètres se passent ainsi avant qu’un large lacet à gauche ne marque le début de la dernière partie de l’ascension.
Il faut en remettre une couche, je me sens toujours à l’aise au milieu des Alpages. Quelques sapins ici ou là apportent encore un peu d’ombrage. Passé une petite bâtisse servant d’abri, je sens le frais, l’altitude augmente à l’approche des 2000 mètres, je remonte mes manchettes. Le coup de pédale est toujours fluide, la prudence du début est bien utile en ce final de col, le plaisir est ainsi au rendez-vous. Les bornes kilométriques qui jalonnent toute la grimpée m’indiquent que le sommet est proche. L’euphorie me gagne, j’aperçois trois cyclos au dessus de moi et je mets un point d’honneur à les rattraper avant de franchir le sommet. Celui-ci survient après avoir dépassé un restaurent d’altitude sur la droite.

Quelle vue!
Voilà, un de plus accroché à mon palmarès, je suis ravi, 17 km d’ascension en 1 h 19 minutes pour arriver à 2244 mètres d’altitude. Ce premier col m’a beaucoup plus, il est vraiment très beau et je l’ai bien passé. Il me reste à présent à me "faire la descente" en ayant pris soin d’enfiler un coupe-vent pour ensuite regagner le chalet où m’attend ma petite famille.
D.Taya2 Octobre 2004
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