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Comment je suis devenu un "Cent cols"

Pour beaucoup de cyclistes, l’aventure et le plaisir extrême du dépassement de soi résident dans l’ascension d’un col.
J’ai toujours aimé cet exercice qui paradoxalement comporte assez souvent de grandes périodes de souffrances. C’est pourtant celui où j’ai vécu mes plus beaux moments de vélo.

Tout naturellement lorsque j’ai été victime d’un accident de vélo assez sérieux en mars 1999, fracture de la hanche avec 3 semaines d’immobilisation complète sur un lit d’hôpital, mes pensées durant ces longs moments de solitude vagabondaient vers les cimes déjà atteinte à la force du jarret.
C’est là, le moral en berne que je tombais sur un article dans un magasine de vélo présentant le club des cent cols. Il me vint alors l’idée ce commander la bible des cols, le dénommé "guide chauvot" et ces 8500 cols (à l’époque) afin d’en savoir un peu plus sur ces mordus de cols.

Quelques jours après mon épouse vint m’apporter le précieux fascicule et par curiosité je commençais par recenser les cols que j’avais déjà escaladé. Moi qui croyais avoir grimpé pas mal de cols, je constatais que finalement j’étais loin du compte.
Je me fis alors la promesse que si je retrouvais mes jambes d’avant je ferais en sorte de moi aussi réunir les conditions exigées pour à mon tour faire parti de la prestigieuse confrérie.
Vu le niveau physique et moral où j’étais descendu il me fallait un objectif afin de remonter la pente lorsque je sortirais de ce milieu hospitalier.

Les cent cols ont été une bonne béquille psychologique qu’ils en soient ici remerciés. La première année qui a suivi mon accident, je n’ai pas participé à une seule cyclosportive (j’avais trop peur de la chute) par contre j’ai grimpé seul en toute liberté des cols pour enrichir mon palmarès.
J’ai ainsi retrouvé progressivement une motivation qui m’a redonnée une bonne condition physique puis enlevée toute appréhension.

Je fais partie depuis quelques années maintenant de la grande famille du club des cents cols sous le n° 5596 et j’en suis très fier. Je ne continue plus à "chasser" les cols comme certains spécialistes de façon intensive car mon but est atteint ce qui suffit à ma joie.

Il est vrai que la philosophie de ce club est assez éloignée de celle du monde cyclosportif auquel je me targue d’avoir appartenu (même modestement) durant quelques années mais je reste persuadé qu’il ne faut pas opposer les "chapelles" cyclistes entre elles et qu’il y a du bon et du moins bon de part et d’autres.
Les pratiques divergent certes, mais elles peuvent se compléter en apportant chacune leurs spécificités qui enrichissent la pratique du vélo.

Voir ma liste de cols.

D.Taya2 Novcembre 2005


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