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Col du Joly (73) Altitude 1989 mètres

Après le rallye du col des Saisies, je voulais me faire un beau col à la façon d’un chasseur de cols et nom d’un grimpeur fou. Je choisissais donc le col du Joly au nom évocateur.

Je partais à nouveau l’après-midi par un franc soleil alors que je n’aime pas trop ça mais c’était le seul moment libre que j’avais pu trouver entre 2 balades en famille ou 2 randos sacs à dos. Pour ne pas passer par le même chemin que lors de l’ascension du col des Saisies j’optais de prendre à droite dans Beaufort comme si j’allais sur le Cormet de Roselend. Quelques centaines de mètres plus tard, je bifurque à gauche et j’attaque d’entrée un bon raidillon, ça grimpe sec dans les arbres, c’est plutôt sympa. La route est déserte, ça change de la sortie précédente. Je suis plutôt en forme, après plusieurs sorties je commence a avoir le rythme de montagne.

Au bout de quelques kilomètres, je traverse un petit village, il y a un replat. Ensuite, ça descend légèrement durant un bon moment. Ca monte à nouveau un peu. Je sais que je n’ai pas encore attaqué véritablement le col, se sont les amuses gueules. Ca permet au moins de s’échauffer. Après quelques temps et une route qui monte doucement, je rejoins la route qui vient de Hauteluce sur la gauche. Pour moi se sera à droite.

Me voilà à présent au niveau de l’usine électrique qui marque véritablement le début du col. Une épingle et hop c’est parti, ça grimpe raide tout de suite. La route est étroite et s‘élève rapidement au dessus du bâtiment imposant d’EDF. Il fait chaud, le paysage est magnifique, j’ai de bonnes cannes, bref tout va bien.

Ici il y a moins de vélo par contre il y a quelques voitures en partance pour la vue promise sur le mont blanc tout en haut du col. Après la mise en jambe toute en lacets, ça se calme un peu. L’ascension est assez régulière, ça me laisse le temps de profiter de la nature qui s’offre à moi. Ici un torrent, là bas des rochers, plus loin des alpages décorés de fiers ruminants. De temps en temps j’aborde un petit replat et même une courte descente. Un coup de rein pour repartir et le rythme est vite retrouvé.

Au bout d’un moment j’entends un bourdonnement qui se rapproche. C’est un hélicoptère qui profite du beau temps pour faire des travaux. Au fur et à mesure que je grimpe je peux admirer son manége au dessus de pylônes servant probablement à la pratique du ski en d’autres saisons. Le pilote est adroit, ce spectacle me distrait un moment puis je le perd de vue petit à petit.

De temps en temps je double un cycliste. Ce col est moins connu, de ce fait les cyclos rencontrés n’ont pas du tout le même style que l’autre jour. Ici se sont plutôt de véritables cyclotouristes, certains avec sacoches, parfois plus très jeunes, c’est sûr que ça change de la belle américaine du col des Saisies!

Le décor commence à être un peu plus pelé, le sommet approche. Au sortir d’une épingle à gauche j’aperçois tout en haut un gros chalet ainsi que des départs de télésiège. Il va encore falloir en mettre un coup car ici ça grimpe un peu plus. Je dois relancer un peu plus souvent en danseuse, vers la fin je dois mettre mon braquet de réserve en 39x26. Il ne faudrait pas que le pourcentage augmente plus car ça risque d’être délicat.

Après un dernier coup de rein je parviens enfin à me hisser sur le terre plein qui constitue le sommet du col. Ici terminus, il s’agit d’un cul de sac. Plusieurs vélos sont appuyés contre le mur du restaurent. Quelques cyclos sont en terrasse en train de se désaltérer. C’est alors que j’enfile mon coupe vent en jetant un œil distrait sur le panorama que je l’aperçois. Il s’agit du majestueux Mont Blanc et son dôme. Quel spectacle ! Ca valait vraiment le coup de venir, je comprends mieux toutes les voitures garés aux alentours. Il y a beaucoup de marcheurs avec sacs à dos car c’est ici le point de départ de nombreuses randonnées. Nous reviendrons d’ailleurs avec mon épouse quelques jours après pour une journée de marche avec notamment le Mont Joly à notre programme d’où on voit encore mieux le Mont Blanc.



Une vue splendide sur le Mont Blanc

Il ne me reste plus qu’à faire demi tour après ce col frisant les 2000 mètres (1989) mais là aussi c’est raté pour enrichir le palmarès des cols à + de 2000 mètres. Mon séjour en Beaufortain c’est soldé par un zéro pointé de ce point de vu là mais par contre je repars avec des souvenirs et des images plein la tête.

J’essaierai de faire mieux l’an prochain lors de mes vacances en Maurienne où là les cols à + de 2000 mètres ne manquent pas.

D.Taya2 Février 2003


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