Retour à : "Randos"

  

BRS Clapiers "Entre Mer et Montagne" 2003

7 heures sonnantes, je passe chercher Alain qui est fin prêt pour cette journée placée sous le signe du vent. 20 minutes plus tard nous sommes en train de nous inscrire après avoir salué Jean-Paul Vincent le célèbre et sympathique vélociste de Frontignan. On me dit que la liste des inscrits pas internet n'est pas arrivée, j'en déduis que nous sommes plus matinaux qu'Eric le webmaster du site de l'ASM avec qui je compte bien faire connaissance à l'occasion de ce BRS alors que nous correspondons via le net depuis près de 2 ans.

Nous filons nous équiper puis retour pour discuter le coup et prendre un petit café. Je retrouve plusieurs cyclos connus des divers clubs de la région. Les plus nombreux sont évidemment ceux de l'ASM, je salue avec plaisir Jean-Louis l'Aveyronnais toujours souriant ainsi que Pierre dont j'ai également fait la connaissance par internet. "La Flèche du midi" est également présente en force, je ne connais chez eux que Freddy avec qui nous avons roulé à plusieurs reprises lors de randonnées Cévenoles style St Jean du Gard ou Alès. Il est muni depuis peu d'un splendide Kuota. Juste avant le départ je salue aussi Fabien Bernabeu un autre vélociste Montpelliérain habitué des brevets.

Petit speech du nouveau et dynamique président de l'ASM puis c'est le départ par un beau soleil mais une température fraîche, je ne regrette pas les gants longs ainsi que la feuille de papier journal sous le maillot. Clapiers est abrité, nous ne ressentons pas le vent en ce début de périple. Quelques kilomètres plus loin, un cyclo jaune et bleu vient à ma hauteur, il s'agit d'Eric le responsable du site web muni de son appareil photo. Nous entamons la conversation pendant un bon moment. Enfin nous faisons connaissance !

Les kilomètres passent vite en discutant, après Prades puis St Mathieu, le vent se fait de plus en plus ressentir. Heureusement la garde jaune et bleue veille au grain en entraînant le peloton de plus de 130 cyclos dans son sillage. Une voiture ouvreuse, 3 motos ainsi qu'une voiture "balai" sécurisent ce convoi hors norme à une vitesse neutralisée autour de 30 km heure.

Il n'y a aucune difficulté jusqu'à la fin de la neutralisation. Seules les rafales de vent procurent quelques soucis lorsqu'il y a des ralentissements pour traverser des villages ou franchir des ronds points. Comme j'ai été pas mal occupé à discuter, je me suis retrouvé dans la deuxième partie du peloton, ce qui fait que les relances sont plus difficiles à digérer notamment à l'entrée de Quissac ou je dois m'employer pour reprendre les roues à cause du vent.

Après Quissac, arrêt général pour la pose "pipi". Tout le monde en profite pour se débarrasser des coupes vents ou autres modes de lutte contre le froid car le soleil est à présent généreux et surtout parce que la fin de la neutralisation approche suivie des bosses où l'on va pouvoir se réchauffer. Quelques cyclos qui avaient été décrochés réintègrent le paquet.

On repart tous ensemble après quelques minutes, direction St Hyppolite du fort. Nous y parvenons au bout de quelques kilomètres. La fin de la neutralisation marque le début de l'ascension du col du Rédarés et surtout la mort du beau peloton multicolore. En effet, le début du col est très roulant alors ça déboule de tous les côtés.

J'ai un peu mal aux cannes, il reste 100 bornes, alors je ne m'excite pas, je rattrape Alain et je décide de monter "tranquille" surtout qu'un regroupement est prévu au ravito de St Jean du Gard. Nous grimpons donc à notre main en compagnie d'une vieille connaissance à Alain, un cyclo très sympathique de Clapiers au fort accent Espagnol.

Nous apercevons bien au dessus de nous la voiture ouvreuse suivie de quelques cyclos qui n'ont pas l'air de s'amuser !! Nous rejoignons la voiture "balai" garée auprès d'une cycliste qui me paraît être du club "la Flèche du midi". Elle semble avoir de sérieux problème avec sa chaîne ou son dérailleur. Un peu plus loin le véhicule nous double avec à son bord l'infortunée cycliste à la crinière blonde, son BRS est terminé.

Après le col descente sur Lasalle, charmant village Cévenol. Dès la sortie, ça remonte par une petite route typique, très agréable. Alain décroche, je continue sans trop forcer afin de ne pas trop le distancer. Son collègue reste dans ma roue. Le profil est plus accentué que dans le premier col. Arrivé en haut, je m'engage sur une mauvaise route, mon compagnon de route me remet dans le droit chemin. Il passe devant, j'hésite un peu car Alain ne revient pas mais finalement je reste avec lui, je présume que la route va bientôt redescendre sur St Jean du Gard et qu'Alain nous y rejoindra.

Soudain, la sacoche de selle de mon équipier se détache, elle se balance au bout d'une lanière. Durant plusieurs kilomètres il essaye de l'attacher en roulant puis consent finalement à s'arrêter. Je réduis ma vitesse mais ne le reverrai plus, Alain m'apprendra après l'arrivée qu'il est rentré en voiture victime de crampes.

Je suis donc à présent seul sur cette toute petite route. Il y a quelques kilomètres encore, je me trouvais au sein d'un gros peloton sur de larges routes. Le contraste est saisissant, le paysage est sublime, quel bonheur !

Descente sur St jean du Gard, la route est sinueuse, comme je suis seul je peux prendre les trajectoires à ma convenance, alors je me fais plaisir en m'offrant une belle descente.

Ravitaillement à la gare, comme prévu c'est le rassemblement général. Alain arrive quelques minutes après, nous nous restaurons en discutant le bout de gras. Je n'oublie pas de remplir mes bidons car avec le soleil allié au vent il y a des chances que je me sois passablement déshydraté et ce sera difficile de se réapprovisionner en eau jusqu'à l'arrivée sous peine de perdre les roues des groupes qui vont se constituer.



La gare de St Jean du Gard

Le signal du départ est donné, nous sommes une vingtaine en compagnie du photographe de service Eric ainsi que du capitaine de route de ce "grupetto" Jean-Claude Dupi.

Le vent est avec nous, il reste environ 70 bornes. Nous longeons la voie ferrée sur une toute petite route, pas en très bon état mais très pittoresque. Retour sur des routes plus large, le groupe est assez important car nous avons rattrapé plusieurs cyclos éparpillés sur le circuit. Ca roule pas mal, il est vrai que le vent aide bien.

La côte que m'avait annoncé Alain est devant nous. Ca ne monte pas très fort alors certains ont des fourmis dans les jambes et imposent un tempo rapide. Monique de la flèche du midi se joint à eux. Jean-Claude me signale qu'il ne s'agit que d'un hors d'œuvre et qu'ils sont partis un peu fort. Sagement je reste en sa compagnie.

Bien m'en a pris car au bout de quelques kilomètres alors que nous parvenons à un croisement dont tout le monde pensait qu'il marquait la fin de la bosse, nous prenons à gauche pour un premier raidillon qui marque le début de "l'escalier". Là, ça écrème rapidement, chaque raidar entame un peu plus le moral de ceux qui ont mal aux jambes. Finalement ça ne va pas trop mal et je reste en compagnie d'Eric et Jean-Claude.

Parvenus au sommet, il ne reste plus grand monde. On se laisse descendre doucement pour permettre à ceux qui ont lâché prise de revenir mais ça ne revient pas vite. Parvenu à un croisement sur la gauche, un groupe arrive, nous leur faisons signe qu'ils nous rejoignent car nous les attendons. J'espère qu'Alain est parmi eux.

Dès qu'ils raccrochent, on repart à un bon rythme. Je suis l'allure du groupe assez facilement en restant dans les premières unités du petit peloton. Chemin faisant nous parvenons à Pompignan où se profile la dernière difficulté de la journée.

Dès le début, le groupe se disloque, un cyclo de la Flèche très affuté s'en va …comme une flèche !! Comme j'ai hâte d'en terminer j'appuie sur les pédales, je sens vers le haut que je commence à en tenir. Eric lui me rejoint sur la plaque tout en prenant des photos (!!!)



En plein effort!

Une fois en haut tout le monde s'arrête afin d'attendre les derniers. Mauvaise nouvelle Alain n'est pas là, je ne l'ai pas vu dans les lacets en contrebas, il a du lâcher prise depuis un bout de temps.

On repart sur les longues lignes droites qui précèdent la descente sur Valflaunès. Elles me paraissent bien longues, surtout qu'à chaque "coup de cul" en fin de ligne droite, l'allure est assez forte. Je commence à donner des signes de lassitude.

Descente sur Valflaunès, il faut bien négocier les épingles. Arrivé en bas on embraye en direction de St Mathieu à une allure TGV. Je serre les dents, le compteur atteint les 55 km/heure. En compagie de Jean-Paul Vincent nous perdons quelques mètres, avec mon 51/13 que c'est dur de revenir. J'apprendrai après l'arrivée que cette manœuvre était voulue afin d'étirer et casser le groupe sur cette route dangereuse à cause de la circulation.

Ouf, on arrive enfin au rond point à l'entrée de St Mathieu, je commence à compter les kilomètres restant et je suis au fond du groupe, signe qu'il est temps que ça se termine. Ca se confirme quelques kilomètres plus loin dans une légère partie en montée où avec 2 autres cyclos entamés eux aussi nous décrochons du groupe. Je me dis que c'est terminé, que nous ne les reverrons plus mais surprise, cap'tin Dupi nous voyant à la peine se laisse glisser pour venir nous chercher et nous ramener au sein du groupe qui s'est tout de même bien effiloché depuis St Jean du Gard.

Les derniers kilomètres se passent sans encombre jusqu'à Clapiers. Il faut juste serrer les dents très fort à chaque fois que ça monte un tant soit peu.

Nous bouclons le circuit vers 13 heures 30. J'ai 152 bornes au compteur pour un peu plus de 05 heures de route. Je suis plutôt content de ma modeste perf, vu le manque de kilomètres effectués depuis début Février seulement suite à quelques soucis de santé.

Je rentre me restaurer et me réhydrater dans le salle du club puis ressors profiter du soleil et attendre Alain qui arrivera finalement 1 quart d'heure plus tard après avoir roulé les 50 derniers kilomètres seul.

Nous quittons Clapiers, ravis de cette superbe journée de vélo après avoir reçu un petit souvenir offert à tous les participants et échangés nos impressions avec les autres cyclos.

Au final, un moment fort de vélo, un rendez-vous désormais incontournable pour tous les amoureux de circuits magnifiques et de belles parties de manivelles le tout dans une ambiance chaleureuse et très conviviale.

D.Taya2 Avril 2003


Haut de page