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Rando du Salagou 2003

La semaine avait été pluvieuse, impossible de sortir le vélo du garage, mais le dimanche s’annonçait un peu plus clément. Ca tombait bien on allait pouvoir se rendre à Clermont l’Hérault pour la traditionnelle rando du Salagou qui a lieu chaque année le premier dimanche de Mars.

Alain passe me prendre à 07 h sonnante, je suis à peine prêt car j’ai du changer de monture au dernier moment suite à une rupture du câble de dérailleur. Ouf, je suis installé dans sa voiture avec mon "mulet" qui je l’espère ne va pas me faire faux bond. Heureusement que ça m’est arrivé avant de partir !

On ne s’arrête pas au lieu du rendez-vous à l’Intermarché de Gignac car le RDV était à 7 heures alors qu’il est déjà 7 heures et quart. Un petit coup de klaxon à l’ami Jean-Luc doublé en chemin qui se rend au Salagou en vélo, c’est le seul courageux cette année à procéder de la sorte. D’habitude avec Alain nous faisons toujours ainsi mais cette année je n’ai qu’à peine 500 bornes depuis ma reprise suite à la chute sur du verglas, sans compter le doigt luxé le dimanche d’avant, Alain lui n’a guère plus depuis le début Janvier. Ca fait un peu juste pour faire trop long, les 83 km du circuit suffiront amplement.

Alain décide de se garer avant le magasin de cycles Ozone à la sortie de Clermont, ça permettra de s’échauffer un peu dans la côte avant de démarrer. Nous nous préparons rapidement et hop en selle pour 4,3 km jusqu’au Campotel qui borde le lac.

A peine arrivés nous retrouvons des membres du club, nous filons aux inscriptions et en profitons pour boire un café offert par nos amis de Clermont. Une fois inscrits il n’y a plus qu’à attendre que tout le monde soit prêt. Cela laisse le temps de se lancer des vannes et se marrer un bon coup, tout à la joie de se retrouver. Jean-Luc arrive à son tour ainsi que d’autres venus également en vélos mais sans passer par la "case" Gignac, notamment ceux d’Aumelas.

Nous finissons par démarrer après que notre secrétaire Jean-Paul ait du changer de chambre à air, il s’agit de la première crevaison de la matinée mais ce ne sera pas la dernière. Le départ se fait en troupeau, au ralenti, toujours en blaguant. Nous discutons tellement qu’avec Jean-Luc on loupe le premier croisement. Nos camarades restés derrière nous hèlent pour nous remettre dans le bon sens.

Le temps est menaçant, je ne suis pas très serein quand à ma forme, j’ai si peu roulé. Rapidement je suis rassuré, je réussis à changer de rythme facilement, même si le cœur monte, il redescend tout aussi rapidement. Je devrais pourvoir effectuer ces 80 bornes sans trop de difficultés.

Tout le monde se regroupe en longeant le lac quand la pluie se met à tomber, on a à peine fait 10 kilomètres. D’abord quelques gouttes puis une vraie averse. Personne n’a prévu de quoi se protéger, on est rapidement mouillé. Tout le monde a les boules mais continue néanmoins. Fort heureusement il ne fait pas trop froid. Certains cyclos d’autres club font pourtant demi-tour.



Lac du Salagou

Lorsque nous atteignons la bifurcation des circuits, nous prenons à gauche pour remonter sur la route qui mène à Bédarieux. Certains membres du club un peu à l’arrière préfèrent aller tout droit faire le circuit de 70 bornes. La pluie a diminuée, j’essaye de suivre un peu le groupe, je le fais à quelques longueurs, il ne faut tout de même pas trop se griller.

Arrivé sur la route de Bédarieux, j’avais complètement oublié qu’immédiatement il fallait enchaîner sur une rampe sévère d’environ 1 km. Je me suis peut-être un peu trop donné dans la bosse, je vais le savoir rapidement. Il y a des cyclos un peu partout, je ne suis pas largué, certains du club sont derrière moi. C’est bon je vais monter à ma main, je tombe le triple et c’est parti. Je reste assis tout le long, en moulinette et ça passe tout seul.

Une fois parvenu en haut je vois les précurseurs du groupe, ceux qui sont montés plus vite, en train de satisfaire un besoin naturel. Je les imite mais ils redémarrent avant moi. "On attend tout le monde à Carlencas" me dit David.

Je me prépare à repartir au moment où le derniers du groupe arrivent mais j’ai des difficultés à enfiler la moufle que j’ai du mettre à ma main droite suite à la luxation du petit doigt m’obligeant à avoir trois doigts attachés ensemble. Finalement j’y parviens mais ce coup-ci je suis tout seul, il faut que je rattrape Michel et Alain afin de ne pas trop souffrir car il y a un peu de vent, la bonne nouvelle c’est que la pluie a cessée.

Je rentre sur eux assez rapidement, on peut à présent récupérer en discutant le coup, à trois c’est plus sympa. Il nous faut quitter la route principale pour prendre le raidillon sur la route étroite qui mène à Carlencas. Je me sens bien , je laisse mes deux camardes pour arriver seul à Carlencas où comme promis tout le monde s’attend.

Alain et Michel sont rapidement là eux aussi. On attend un moment, personne n’arrive, nous ignorons à ce moment là que plusieurs ont bifurqués mais on s’en doute un peu et finalement nous décidons de continuer.

C’est reparti sur une toute petite route conduisant au col de la Merquière, où les circuits se rejoignent. Prudence, le revêtement est piégeux, au détour d’un virage je vois Sébastien arrêté en train de bricoler quelque chose. Serge s’arrête derrière moi, les autres n’on rien vu, je continue pour aller les prévenir. Une fois au col de la Merquière la route remonte, je me retourne et je vois en face que Séb et Serge sont repartis, tout va bien.

Je rattrape un groupe assez important de cyclos où se trouvent ceux de mon club. La route monte mais c’est acceptable. Certains se mettent devant et embrayent, David se pique au jeu et à vite fait de les mettre à l’heure. Comme certains ne m’ont pas l’air très sûr au sein de ce groupe et que je ne veux surtout pas risquer une nouvelle chute, je monte me mettre aux premières loges. Ca va pas mal du tout, j’espère ne pas le payer par la suite, en tout cas c’est un bon entraînement.

Descente à présent sur Octon, on y va assez rapidement, il faut faire attention car des cyclos descendent eux tranquilos en discutant et en prenant toute la route.



Les "ruffes"

C’est l’heure du ravito, toujours un bon moment, on retrouve à cette occasion ceux qui ont choisis de faire le circuit plus court qui sont sur le point de repartir. Tout le monde se restaure avec un café chaud en prime en discutant et rigolant comme d’hab et en comptant les présents.

David signale qu’il en manque, craignant qu’ils ne se soient trompés de route. Ils arrivent un bon moment après, Serge ayant crevé à quelques hectomètres du ravitaillement. Christophe et Jacques partis en retard nous rejoignent à leur tour.

Au moment de repartir Serge constate que sa roue est pratiquement à plat, il faut à nouveau réparer. C’est encore l’occasion d’une partie de rigolade. Enfin on repart mais cette fois-ci c’est moi qui suis à plat. Avec l’état de ma main droite ça ne va pas être simple. Heureusement David en bon samaritain me donne un coup de main et on peut enfin repartir après tout de même presque une demie-heure d’arrêt.

Ca repart à un bon rythme, on est à présent un bon groupe, je reste dans les roulettes car j’ai peur d’être juste sur la fin. Pour l’instant ça va, les jambes tournent bien. Arrivé à un croisement qui ramène directement à Gignac, Philippe et son Colnago flambant neuf décide de rentrer. Quelques kilomètres plus loin d’autres l’imitent, notamment ceux d’Aumelas qui préfèrent aller directement sur St Jean de la Blaquière pour se "taper" la côte de la Rouquette.

Les troupes sont clairsemés, entre ceux qui ont coupés, ceux qui ont aménagés les circuits, il n’y a plus grand monde. Heureusement mon "pilote" Alain est toujours là, c’est plus sûr si je ne veux pas rentrer en vélo. On fait une bonne boucle avant d’arriver à la côte de Lacoste. Jean-Luc et Christophe s’en vont devant, moi je m’accroche pour rester avec Albert car je sais qu’on est proche de l’arrivée. Je finis à l’énergie dans le rouge, là je commence à en tenir, le manque de borne commence à se ressentir.

Descente sur Clermont puis nous nous retrouvons à trois avec Albert pour terminer, les autres étant partis directement chez eux.

Pour finir nous laissons Albert seul lorsque nous arrivons à la voiture, bien content de ne pas avoir à prendre la côte finale jusqu’au Salagou.

Nous rentrons donc tout heureux d’une belle matinée de vélo qui marquait pour moi la reprise après mes problèmes physiques. Le bilan est très positif tant au niveau convivial que sportif, vivement la prochaine !


D.Taya2 Mars 2003


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